Descriptif

Fantôme vénéré de la grande prédication protestante, qui hante encore à la demande, aussi bien la feuille de chou baptiste que le soupirail du blog confessant, Adolphe Monod (1802-1856), n'est en réalité plus du tout étudié dans les formations pastorales pour le modèle de ses sermons : quelques citations tirées des Adieux, voilà tout ce qui reste des volumes de celui que même le catholique Lacordaire considérait comme son maître en homilétique. Cette désaffection est certainement lié à la déliquescence du beau français : qui lit vraiment par plaisir aujourd'hui du Victor Hugo, né la même année que Monod ? Cependant, au-delà des questions de style, le fond théologique des messages d'Ad. Monod s'avère d'une extrême richesse. Si tant les évangéliques que les néo-réformés se réclament de son nom sur les réseaux sociaux, et sans l'avoir lu, c'est parce qu'historiquement sa personne a su illustrer un équilibre possible entre piété vivante et solidité dogmatique. A la lecture de ces quatorze sermons, on découvrira en effet l'antithèse d'un sectaire ; mais un profond connaisseur du cœur humain, un perspicace illuminateur de l'Écriture, un admirable apologète de Jésus-Christ. Que serait-ce si on avait pu l'entendre ?

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