| 6.10 |
Ne vous abusez point : ni impurs, ni idolâtres, ni adultères, ni efféminés, ni abominables, ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni outrageux, ni ravisseurs, n'hériteront le royaume de Dieu. |
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Ne soyez point dans l'erreur, séduits par des mensonges, tels que : Dieu est trop bon pour punir ; la grâce couvrira ces péchés, quand même nous y persévérerions !
Ceux qui commettent le péché contre nature. Les efféminés sont ceux qui se prêtaient à ce péché.
L'apôtre nomme spécialement les vices qui étaient les plus répandus dans les grandes villes, ce qui ne veut point dire qu'il en supposât l'existence dans l'Eglise de Corinthe. Quoi qu'il en soit, la pensée bien claire de l'apôtre est que la persistance dans l'un ou l'autre de ces vices exclut infailliblement du royaume de Dieu ou plutôt est une preuve qu'on n'y a dès maintenant aucune part. |
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Vous étiez cela, dit l'apôtre littéralement : puis, par ménagement pour ses lecteurs, et ne voulant pas supposer que tous eussent vécu dans ces vices grossiers, il ajoute : quelques-uns de vous. Mais cette précaution de sa charité n'en dit pas moins clairement qu'aucun n'en était entièrement pur avant sa conversion.
Le mot lavés exprime la purification intérieure, dont l'eau du baptême avait été le signe lors de leur conversion et de leur admission dans l'Eglise ; sanctifiés indique la continuation de cette uvre par l'Esprit de Dieu, et la consécration du cur et de la vie à Dieu ; justifiés désigne cet acte de la grâce divine qui s'accomplit objectivement par le sacrifice de Jésus-Christ, et subjectivement dans le pécheur au moment où il croit d'une foi vivante au Sauveur.
Dans ces paroles qui rappellent l'état naturel du pécheur et toute l'uvre de son salut, se trouvent les plus puissants motifs d'humilité, d'une part, et d'autre part, de persévérance : lavés, comment retourneriez-vous à vos souillures ? sanctifiés, vous allez poursuivre, dans tous les replis de votre cur, jusqu'aux derniers restes de votre corruption naturelle ; justifiés, ne trembleriez-vous pas d'attirer sur votre conscience de nouvelles condamnations ?
- Les mots : au nom du Seigneur Jésus et par l'Esprit de notre Dieu, s'appliquent également à ces trois phases du salut en l'homme : Jésus (dont le nom indique tout l'être, toute l'uvre) est le seul Médiateur des grâces de Dieu, depuis la première à la dernière ; et le SaintEsprit rend seul vivant et réel en nous tout ce que Christ a fait pour nous sauver ; il nous unit à Jésus, et ainsi nous revêt de sa justice et de sa vie divine. |