Hébreux   6.1  à  6.8

1. C'est pourquoi, laissant les premiers éléments de la doctrine du Christ, tendons à la perfection, ne posant pas de nouveau le fondement de la repentance des œuvres mortes et de la foi en Dieu ; 2. de la doctrine des baptêmes et de l'imposition des mains ; de la résurrection des morts et du jugement éternel. 3. Et c'est ce que nous ferons, si Dieu le permet.

4. Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, et qui ont goûté le don céleste, et qui ont été faits participants de l'Esprit-Saint, 5. et qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir, 6. et qui ont fait défection, soient renouvelés encore à la repentance, puisqu'ils crucifient de nouveau pour eux-mêmes le Fils de Dieu, et l'exposent à l'ignominie. 7. Car lorsqu'une terre a bu la pluie qui vient souvent sur elle, et qu'elle produit une herbe utile à ceux pour lesquels aussi elle est cultivée, elle a part à la bénédiction de Dieu ; 8. mais si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près de recevoir la malédiction, dont le terme est la destruction par le feu.

PLAN

B. Invitation à progresser. Danger d'une déchéance irrémédiable

  1. Laisser les premiers éléments
    L'auteur, considérant l'état d'enfance où sont ses lecteurs, les exhorte de tendre à la condition d'adultes. Il ne faut pas pour cela s'arrêter encore aux doctrines élémentaires, qu'il groupe en trois paires : la première comprend les relations de l'homme avec Dieu, la seconde les cérémonies par lesquelles le néophyte était introduit dans l'Eglise, la troisième les choses finales. Avec l'aide de Dieu, il conduira ses lecteurs à la possession de vérités plus essentielles. (1-3.)
  2. Impossibilité de la repentance chez ceux qui, déchus de la foi, crucifient le Fils de Dieu
    L'auteur indique, comme motif de réaliser ce progrès, le danger que courent ceux qui tombent, après avoir été amenés des ténèbres à la lumière, après avoir reçu l'Esprit-Saint et les dons qu'il confère : ils ne sont plus capables de repentance, puisqu'ils agissent envers le Fils de Dieu comme l'ont fait les auteurs de sa mort. Ils sont comme une terre qui ne produit que des ronces et qui va recevoir une malédiction par laquelle elle sera vouée au feu. (4-8.)
NOTES
6.1 C'est pourquoi, laissant les premiers éléments de la doctrine du Christ, tendons à la perfection, ne posant pas de nouveau le fondement de la repentance des œuvres mortes et de la foi en Dieu ;
  Chapitre 6.

1 à 8 Invitation à progresser. Danger d'une échéance irrémédiable.

Conclusion de ce qui précède immédiatement. (Hébreux 5.12-14) "Tandis que vous devriez être maîtres, vous en êtes encore aux premiers éléments ; vous avez besoin du lait des petits enfants, au lieu de pouvoir supporter la nourriture des hommes faits dont l'expérience discerne le bien du mal, le vrai du faux. Qu'il n'en soit plus ainsi, mais tendons à la perfection, appliquons-nous à devenir des hommes faits !"

- Plusieurs interprètes, au lieu de voir dans les paroles qui suivent une exhortation de l'auteur à ses lecteurs, y trouvent une résolution qu'il prendrait lui-même de passer, en continuant à écrire cette épître, à des sujets plus élevés ; "abordons ce qui est parfait." (Voir la 3e note.) La première explication paraît préférable, car la perfection s'applique plus naturellement au caractère de l'homme qu'au contenu de l'enseignement. (Hébreux 5.14, note.)

Grec : Laissant la parole, ou la doctrine du commencement du Christ, ce qui signifie les premiers éléments de la doctrine chrétienne, en général. (Hébreux 5.12) L'auteur nous dit lui-même dans les paroles qui suivent ce qu'il entend par là.

Aspirons à la perfection, à l'état de ceux qui sont appelés (Hébreux 5.14) "hommes parfaits," par opposition aux "enfants." (Hébreux 5.13) Il y a proprement en grec : soyons portés vers la perfection. D'autres traduisent : "Elevons-nous à l'enseignement parfait."

6.2 de la doctrine des baptêmes et de l'imposition des mains ; de la résurrection des morts et du jugement éternel.
  Les chrétiens convertis du judaïsme, auxquels est adressée cette lettre, étaient portés à envisager le christianisme comme un ensemble de croyances et de pratiques, qui laissaient dans l'ombre la personne de Christ et son œuvre médiatrice, et ne constituaient, ainsi comprises, qu'un mosaïsme supérieur.

Cette tendance les rapprochait des juifs éclairés qui ne croyaient pas en Christ, et pouvait être un acheminement vers une rechute totale. (Hébreux 6.4-10) Les doctrines qui sont ici désignées avaient été prêchées dès le commencement par Jean-Baptiste et par le Seigneur lui-même, (Marc 1.4,15) et elles étaient la base de toute prédication de l'Evangile et de toute instruction des catéchumènes, soit chez les juifs, soit parmi les païens. (Actes 2.38,8.14-17 ; 10.34-48 ; 17.30-31 ; 24.25)

La repentance des œuvres mortes est, selon le sens complet de l'original, la conversion, le changement de dispositions morales, qui détourne des œuvres mortes, de toutes les pratiques légales accomplies dans un esprit pharisaïque, de toutes les œuvres humaines qui ne procèdent pas de l'amour pour Dieu, qui ne sont pas un fruit de son Esprit dans l'homme régénéré. (Hébreux 9.14)

Cette repentance, dont le Précurseur et Jésus lui-même (Matthieu 3.2,4.17) ont proclamé la nécessité, était bien et sera toujours le premier pas de l'homme pécheur pour recevoir l'Evangile ; mais elle n'est pas tout l'Evangile ni toute la vie chrétienne.

La foi en Dieu, c'était la confiance au Dieu de l'alliance, qui avait fait les promesses à son peuple et qui "ne pouvait mentir." (Hébreux 6.13 et suivants ; Hébreux 11.6) Mais, séparée de Celui en qui et par qui s'accomplissait le salut promis, cette foi en Dieu risquait de n'être plus que la conviction froide et morte de son existence. (Comparer Jacques 2.19)

La doctrine des baptêmes pouvait être non seulement des enseignements sur le baptême de Jean, sur le baptême chrétien, sur leurs différences, mais encore sur "les divers baptêmes" (Hébreux 9.10) ou ablutions en usage déjà chez les juifs. (Marc 7.4)

L'imposition des mains suivait d'ordinaire le baptême et était souvent accompagnée des dons divers du Saint-Esprit. (Actes 8.17 ; 19.6 ; 1Timothée 4.14, 2e note ; 2Timothée 1.6)

Les doctrines de la résurrection des morts que le Sauveur défendait contre les sadducéens, (Matthieu 22.23 et suivants) et du jugement éternel, qui revient si souvent dans ses discours (Matthieu 25.31 et suivants ; Marc 3.29), peuvent aussi être conçues sans rapport direct avec la personne de Christ et avec son œuvre. (Actes 17.30 ; 24.15)

Ainsi, en toutes ces doctrines, superficiellement comprises, il n'est question ni de l'expiation des péchés par le sacrifice de Christ, (Hébreux 6.9,10) ni de la régénération et de la sanctification de l'homme pécheur par le Saint-Esprit, ni de ses progrès dans la communion intime et vivante avec Dieu : ce n'est réellement que le commencement de Christ. (Hébreux 6.1, note.)

- Il ne faudrait pas en conclure, toutefois, que ces doctrines n'eussent pas d'importance aux yeux de l'auteur. Il déclare qu'il "ne pose pas de nouveau le fondement," il les considère donc comme le fondement de l'enseignement chrétien. S'il exhorte ses lecteurs à laisser ces éléments, c'est pour aller plus loin, pour les instruire dans l'œuvre rédemptrice de Christ, qui est l'édifice proprement dit de la vérité chrétienne.

6.3 Et c'est ce que nous ferons, si Dieu le permet.
  A, C, D portent : faisons-le.

Le futur indicatif convient mieux au sens.

- C'est ce que nous ferons (tendre à la perfection, Hébreux 6.1), et dans la connaissance et dans la vie ; nous le ferons avec vous, si Dieu le permet, s'il nous accorde la grâce de comprendre et de recevoir sa vérité tout entière, s'il nous donne de "travailler à notre salut avec crainte et tremblement," lui "qui produit en nous le vouloir et le faire," (Philippiens 2.12,13) et d'échapper ainsi au terrible danger que l'auteur va signaler. (Hébreux 6.4-6)

6.6 et qui ont fait défection, soient renouvelés encore à la repentance, puisqu'ils crucifient de nouveau pour eux-mêmes le Fils de Dieu, et l'exposent à l'ignominie.
  Ces redoutables paroles ont reçu diverses interprétations, dictées souvent par un intérêt dogmatique. L'on ne peut nier qu'au premier abord elles paraissent être en opposition avec d'autres enseignements de l'écriture. Elles ont été la principale cause pour laquelle l'Eglise d'Occident a longtemps refusé de recevoir l'épître aux Hébreux dans le canon, car elles étaient conformes aux vues plus strictes des Novatiens et des Montanistes, qui refusaient de réintégrer dans l'Eglise ceux qui avaient renié la foi chrétienne en temps de persécution.

Luther encore relève la contradiction qu'il y a entre cet enseignement, d'après lequel le pécheur peut perdre la grâce, et celui de saint Paul sur l'élection et sur l'assurance du salut. (Romains 8.28-39) Il se fonde principalement sur notre passage pour refuser à l'épître aux Hébreux une pleine autorité canonique.

Pour trouver le vrai sens de cette déclaration, il importe de se souvenir :

1° qu'elle est adressée à des chrétiens chancelants, dont la foi est ébranlée et le zèle refroidi, et qui sont en danger d'abandonner le christianisme ;

2° qu'il faut l'interpréter à la lumière de tout l'Evangile, car la vérité complète ressort pour nous de l'ensemble des Ecritures, jamais de telle ou telle déclaration prise isolément.

Ces paroles donnent lieu à deux questions : Est-il possible que des hommes qui ont éprouvé tout ce que supposent Hébreux 6.4,5 déchoient entièrement de la foi ? et pourquoi leur retour à Dieu par la repentance et la conversion est-il impossible ?

Pour répondre à ces questions, et d'abord à la première, il faut se faire une idée juste de ce qu'est l'assurance du salut, fondée sur la grâce de Dieu.

Nul n'obtient cette assurance, si ce n'est par une foi vivante en Jésus Christ, et par le témoignage du Saint-Esprit au dedans de lui. (Romains 8.16) Sa persévérance finale est dés lors pour lui un objet de foi, tout comme la grâce de Dieu en Jésus-Christ, sur laquelle elle repose. Cette foi implique, à chaque époque de son développement, aussi bien qu'au premier moment, une sincère repentance et la fidélité du cœur au Sauveur. Personne ne reçoit l'assurance de son élection comme une charte d'immunité, qui lui permette de vivre ensuite comme bon lui semble, et de se passer de la repentance et de la foi.

L'enfant de Dieu est élu "dans la sanctification de l'Esprit, pour l'obéissance et pour l'aspersion du sang de Jésus-Christ," qui le purifie de tout péché. (1Pierre 1.2) En un mot, son assurance est d'une nature morale : elle engage sa conscience, tous ses sentiments, tous ses rapports avec Dieu, elle laisse subsister toute sa responsabilité, et même elle rend cette responsabilité toujours plus grande. Cette assurance ne peut donc être conservée que de la manière même dont elle est née. Si je l'ai possédée hier sans illusion, ce souvenir ne peut me la garantir pour aujourd'hui ; elle doit m'être renouvelée par la même grâce de Dieu qui me l'a donnée, elle doit être maintenue vivante, par l'action de cette grâce, reçue dans une humble repentance et une foi véritable.

- Si l'on considère bien cette harmonie de l'action de Dieu et de l'action de l'homme dans l'œuvre du salut, (Philippiens 2.12,13, note) on comprendra qu'il en résulte deux conséquences en apparence contradictoires, mais également enseignées dans la Parole de Dieu, parce qu'elles se concilient fort bien dans la nature morale de l'homme : la première, c'est que le chrétien, fondé sur la grâce de son Dieu qui est fidèle pour le garder jusqu'à la fin et pour tout accomplir en lui (Jean 10.27-29 ; 1Thessaloniciens 5.23,24 ; comparez Philippiens 1.6), peut avoir la pleine et entière assurance de son salut, y trouver la paix, la joie, et en faire l'objet d'un chant de triomphe, dans lequel il défie tous ses ennemis spirituels, (Romains 8.28-39) la seconde, celle que l'auteur enseigne ici en termes clairs et terribles, c'est qu'il y a toujours pour l'homme sur la terre la possibilité de déchoir entièrement de la foi.

On fait passer les exigences d'un système avant les résultats d'une exégèse impartiale quand on prétend que ceux qui ont fait défection n'avaient pour toute assurance qu'une illusion, ou que Dieu leur avait accordé certaines grâces qui n'ont pu vaincre la dernière et secrète résistance de leur cœur.

Avoir été une fois éclairés de la lumière divine et tirés par elle de nos ténèbres naturelles, avoir goûté le don céleste de la grâce, avoir été faits participants du Saint-Esprit qui régénère les âmes, avoir goûté la bonne Parole de Dieu et par elle les puissances du siècle à venir, c'est-à-dire les influences de cette Parole et de cet Esprit qui nous donnent dès ici-bas un avant-goût et une expérience de la vie du ciel, ce sont là les traits principaux de la conversion, les signes auxquels une âme peut connaître qu'elle est en état de Grâce.

D'ailleurs l'auteur déclare que, s'il y a rechute, il ne reste plus de possibilité d'être encore renouvelé à la repentance ou à la conversion, ce qui suppose que la repentance, la conversion avaient eu déjà lieu.

Ceci touche à notre seconde question : pourquoi est-il impossible qu'ils soient renouvelés à la repentance (grec de les renouveler, de les ramener) ? Ici encore on a voulu adoucir les termes. On en a appelé à la parole de Jésus-Christ, qui déclare impossible que les riches entrent dans le royaume de Dieu, et qui explique sa pensée en ajoutant : Ce qui est impossible à l'homme est possible à Dieu. (Marc 10.25-27) Mais par la manière dont il motive son jugement, l'auteur lui donne une tout autre portée : ils crucifient de nouveau le Fils de Dieu et l'exposent à l'ignominie, pour eux-mêmes, c'est-à-dire pour leur propre compte, ils renouvellent envers lui l'acte par lequel ses ennemis assouvissent leur haine ; d'autres traduisent le datif de l'original par : "à leur préjudice, pour leur malheur ;" d'autres encore, par : "autant qu'il est en eux, en leur pouvoir."

Ils sont d'autant plus coupables qu'on ne peut plus dire : "ils ne savent ce qu'ils font ;" car ils ont été éclairés. Et puisqu'ils ont eu part au Saint-Esprit, ils sont tombés dans le péché seul irrémissible, le péché contre le Saint-Esprit, auquel l'auteur fait évidemment allusion. Ce péché est mentionné pour la première fois dans un avertissement adressé par Jésus à des pharisiens qui l'accusaient de chasser les démons par le prince des démons. (Matthieu 12.32, note.)

Ces pharisiens n'étaient pas dans la même situation que les chrétiens visés par notre auteur. Ils n'avaient pas reçu les grâces dont ceux-ci avaient été comblés ; et cependant ils étaient en danger de commettre le péché irrémissible, parce qu'en accusant Jésus d'agir sous l'impulsion de Satan, ils résistaient au témoignage de leur conscience, qui rendait hommage à la sainteté du Sauveur.

La distinction que Jésus établit, à cette occasion, entre le blasphème contre l'Esprit et les autres sortes de blasphèmes, s'applique, à plus forte raison, aux hommes qui ont été faits participants de l'Esprit-Saint.

Blasphémer contre Dieu, c'est ce que peuvent faire en général ceux qui ne le connaissent point par sa Parole. Blasphémer le Fils peut être le péché de ceux qui le connaissent par ouï-dire, auxquels pourtant il est reste intérieurement étranger, qui n'ont eu en lui qu'une croyance historique.

Mais blasphémer le Saint-Esprit ne peut être que le crime de ceux à qui Dieu et le Sauveur se sont intérieurement révélés par le témoignage de l'Esprit-Saint. Ce péché, l'homme le commet avec une claire et pleine conscience de ce qu'il fait ; il est le fruit d'un endurcissement volontaire et progressif. Or, c'est là précisément ce qui rend impossibles la repentance et la conversion : toutes les grâces de Dieu ont été appliquées à ce pécheur, et il les a tournées en dissolution, de nouveaux moyens de salut, loin de le sauver, ne feraient que le rendre plus coupable ; l'impossibilité de son renouvellement est une impossibilité morale, comme l'assurance du fidèle est une assurance morale.

On a nié que l'auteur eût en vue ce péché irrémissible. Mais il y a dans notre épître un autre passage qui ne laisse pas de doute à cet égard ; c'est Hébreux 10.26-29. Que cette déchéance irrémédiable puisse se produire chez des âmes qui ont accepté le salut et sont nées à la vie chrétienne, c'est ce qui ressort de plus d'un enseignement de Jésus : le mauvais serviteur avait reçu un talent ; (Matthieu 25.15,30) les vierges folles avaient eu de l'huile dans leur lampe ; (Matthieu 25.1-12) le sarment, qui ne porte pas de fruit et qui est retranché, était pourtant un sarment du cep. (Jean 15.2,6)

- Maintenant l'auteur veut-il dire, ou seulement insinuer, qu'un seul de ses lecteurs soit dans un tel état de rechute ? Bien au contraire, il déclare positivement que son opinion est tout opposée (Hébreux 6.9-11) et qu'il leur a retracé cette terrible possibilité afin que chacun d'eux montre le même zèle pour la pleine certitude de l'espérance jusqu'à la fin. Là reparaît l'harmonie au sein de la contradiction apparente signalée plus haut.

- Pour répondre aux besoins divers des âmes, les deux faces de notre condition terrestre doivent nous être également présentées. Nous avons un abîme à traverser pour parvenir sur la rive escarpée du salut éternel ; la grâce de Dieu a jeté un pont sur cet abîme. Engagé sur l'étroit passage, je pourrais être saisi de crainte, de doute, de découragement : voici à ma droite une barrière, c'est l'assurance de la foi fondée sur la grâce éternelle de mon Dieu. Ou bien, je pourrais me laisser choir par une présomption orgueilleuse, une fausse sécurité, un relâchement charnel : voici à ma gauche une autre barrière, c'est l'avertissement solennel qui me montre la possibilité effrayante de me perdre.

Ainsi prémuni, l'enfant de Dieu ne se rejettera ni à droite ni à gauche, mais marchera droit vers le but, et il y parviendra pour donner toute gloire à la grâce de son Dieu.

6.8 mais si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près de recevoir la malédiction, dont le terme est la destruction par le feu.
  Grec : Près de la malédiction, de laquelle le terme est pour combustion.

Avec Rilliet, de Wette, Weiss, von Soden, nous rapportons le pronom relatif à malédiction, ce qu'exige l'expression : terme, but, fin.

D'autres rattachent ce relatif à terre (Hébreux 6.7) et traduisent : "Sa fin est d'être brûlée," ou : "L'on finit par y mettre le feu." (Oltramare, Stapfer, Segond.)

Transparente parabole, destinée à rendre plus saisissantes encore les paroles précédentes, et qui du reste s'explique et s'applique d'elle-même.

La même image est employée dans un grand nombre de déclarations de l'Ecriture. (Nahum 1.10 ; Malachie 4.1 ; Matthieu 3.12 ; 5.22 ; 13.30 ; Marc 9.43-47)