1Corinthiens   7.10  à  7.24

10. Quant à ceux qui sont mariés, je leur commande, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari 11. (et si elle en est séparée, qu'elle demeure sans se marier, ou qu'elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne renvoie point sa femme. 12. Mais aux autres je leur dis, moi, et non le Seigneur : Si un frère a une femme incrédule, et qu'elle consente à habiter avec lui, qu'il ne la renvoie point ; 13. et la femme qui a un mari incrédule, s'il consent à habiter avec elle, qu'elle ne renvoie point son mari. 14. Car le mari incrédule est sanctifié par la femme, et la femme incrédule est sanctifiée par le frère ; autrement vos enfants seraient impurs, mais maintenant ils sont saints. 15. Que si l'incrédule se sépare, qu'il se sépare ; car le frère ou la sœur ne sont plus asservis en ce cas ; mais Dieu nous a appelés à la paix. 16. Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ?

17. Seulement, que chacun marche selon la condition que le Seigneur lui a donnée en partage, et dans laquelle Dieu l'a appelé. C'est là ce que j'ordonne dans toutes les Eglises. 18. Quelqu'un a-t-il été appelé étant circoncis ? Qu'il demeure circoncis. Quelqu'un a-t-il été appelé étant incirconcis ? Qu'il ne se fasse pas circoncire. 19. Etre circoncis n'est rien ; et être incirconcis n'est rien ; mais l'observation des commandements de Dieu est tout. 20. Que chacun demeure dans la vocation dans laquelle il a été appelé. 21. As-tu été appelé étant esclave ? ne t'en mets point en peine (mais aussi, si tu peux devenir libre, profites-en ) ; 22. car l'esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même aussi celui qui a été appelé étant libre, est l'esclave de Christ. 23. Vous avez été achetés à grand prix ; ne devenez point esclaves des hommes. 24. Frères, que chacun demeure devant Dieu dans l'état dans lequel il a été appelé.

PLAN

II. Conseils sur le divorce

  1. Entre époux chrétiens, point de séparation, ou en cas de séparation, point de second mariage. (10, 11.)
  2. Dans les mariages mixtes, si celui des époux qui est encore païen consent à rester dans l'union, que le chrétien ne s'en sépare point ; car cette union et les enfants qui en procèdent sont sanctifiés par la partie chrétienne. (12-14.)
  3. Mais si l'infidèle veut se séparer, le fidèle n'est point asservi à ce lien ; car il faut pouvoir vivre en paix, et qui sait si l'un des époux gagnerait l'autre à Christ ? (15, 16.)
  4. Donc, règle générale : Rester en l'état où l'on est appelé par l'Evangile : mariés ou non, circoncis ou incirconcis, esclaves ou libres, que rien ne rende esclaves, des hommes qui sont les rachetés de Christ. (17-24.)
NOTES
7.10 Quant à ceux qui sont mariés, je leur commande, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari
  10 à 24 Conseils sur le divorce.
7.11 (et si elle en est séparée, qu'elle demeure sans se marier, ou qu'elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne renvoie point sa femme.
  La question du divorce, même entre époux chrétiens, avait donc été posée à l'apôtre, et cela par les vues fausses mentionnées dans la note qui précède. Paul se borne à répondre ce que nous trouvons dans ces deux versets, (versets 10,11) puis il passe à la question plus difficile du divorce dans les mariages mixtes. Sur le premier point, il pouvait être bref en interdisant le divorce entre chrétiens ; car ici il y a un commandement du Seigneur, auquel il se contente d'en appeler. (Matthieu 5.32 ; 19.9 ; comparez verset 40, dernière note.)

Et il suit tellement à la lettre ce commandement, qu'il résulte de ses paroles les deux principes suivants :

1° Point de divorce entre chrétiens (l'apôtre n'a pas à s'occuper du cas exceptionnel posé par le Sauveur, l'adultère, qui est déjà, en soi, la dissolution du mariage) ;

2° si une séparation est déjà accomplie, il ne reste aux époux que cette alternative, ou ne pas se remarier, ou se réconcilier lorsque cela est possible. C'est le Seigneur lui-même qui interdit un second mariage à ceux qui se sont séparés. (Matthieu 5.32)

7.12 Mais aux autres je leur dis, moi, et non le Seigneur : Si un frère a une femme incrédule, et qu'elle consente à habiter avec lui, qu'il ne la renvoie point ;
  C'est-à-dire à ceux qui, mariés avant de connaître l'Evangile, se trouvaient dans la difficile position d'un mariage mixte de la pire espèce, par la conversion d'un des époux, tandis que l'autre était encore païen.

Ici l'apôtre n'a pas, comme dans le cas précédent, un commandement du Seigneur : il parle donc lui-même selon les lumières de l'Esprit de Dieu qui est en lui. (Voir verset 40, dernière note ; comparez verset 25)

7.14 Car le mari incrédule est sanctifié par la femme, et la femme incrédule est sanctifiée par le frère ; autrement vos enfants seraient impurs, mais maintenant ils sont saints.
  Il était impossible qu'une union dans laquelle un des époux restait païen, tandis que l'autre avait été converti par l'Evangile, n'inspirât pas à ce dernier des doutes pénibles sur la conduite qu'il devait tenir.

Echappé au royaume des ténèbres, reçu par le baptême dans le royaume de Christ, il voyait en celui auquel il était associé un être encore plongé dans les abominations du paganisme ; une telle union était-elle chrétiennement légitime ? n'était-elle pas impure ? les enfants mêmes qui en naîtraient ne participeraient-ils pas de cette souillure ?

Terribles questions pour une conscience délicate ! questions que les chrétiens de Corinthe ont proposées à l'apôtre, et sur lesquelles il ne leur donnera son avis avec tant d'assurance que parce qu'il est bien sûr d'avoir l'Esprit de Dieu. (verset 40)

Eh bien, cet avis est que la partie chrétienne ne doit pas, d'elle-même, se séparer, mais seulement ne pas s'opposer à cette séparation, si la partie païenne la veut. Le motif qu'en donne l'apôtre part d'un principe profond et très vrai aux yeux d'une foi vivante : c'est que les deux éléments opposés de la vérité et de l'erreur, de la lumière et des ténèbres, étant mis en contact dans le monde, où spécialement dans l'union dont il s'agit ici, le bien doit finalement rester victorieux du mal, le royaume de Dieu l'emporter sur le royaume de Satan.

D'après cette vue, la puissance de la vie chrétienne et de l'Esprit de Dieu dans un des époux, sanctifie l'autre, c'est-à-dire lui fait éprouver cette influence, d'abord lointaine, que l'Evangile exerce même sur les mondains incrédules, le place sous l'action des moyens de grâce, en un mot, consacre l'union, la met à part pour Dieu (tel est ici, et très fréquemment, le sens du mot sanctifier, 1Timothée 4.5).

Par la même raison, les enfants issus de cette union, placés dès leur berceau sous l'influence chrétienne de l'un des époux, consacrés au Seigneur, élevés dans les bénédictions de l'alliance de grâce, sont saints (ce mot étant pris dans le sens indiqué cidessus).

Cette pensée n'est point en contradiction avec les enseignements de l'Ecriture sur ce qu'on a appelé le péché originel, car il est bien évident que les enfants dont parle ici l'apôtre, nés dans le péché, auront, comme tout enfant d'Adam, besoin de la régénération et de la sanctification que les moyens de grâce mis à leur portée sont destinés à opérer.

"Le privilège spécial que l'apôtre attribue ici aux enfants des fidèles découle du bénéfice de l'alliance de grâce, par laquelle est ôtée la malédiction naturelle ; (Psaumes 51.7 ; Ephésiens 2.3) en sorte que ceux qui étaient profanes sont consacrés par la grâce. C'est ainsi que l'apôtre argumente quand il dit (Romains 11.16) que toute la postérité d'Abraham est sainte, parce que Dieu a conclu avec lui l'alliance de vie. Si la racine est sainte, dit-il, les branches le sont aussi. Et Dieu appelle ses fils tous ceux qui sont nés d'Israël. Or, maintenant que le mur de séparation a été renversé, la même alliance de salut que Dieu avait traitée avec Abraham, nous est communiquée." Calvin.

De là, le réformateur tire, avec raison, un puissant argument en faveur du baptême des enfants : "Que si les enfants des fidèles ont, dans le genre humain, une position exceptionnelle, afin d'être mis à part pour le Seigneur, pourquoi les exclurions-nous du signe ? Si le Seigneur les admet dans son Eglise par sa Parole, pourquoi leur refuserions-nous le signe ?"

7.15 Que si l'incrédule se sépare, qu'il se sépare ; car le frère ou la sœur ne sont plus asservis en ce cas ; mais Dieu nous a appelés à la paix.
  Grec : "Dans de telles choses." Asservis à quoi ? A considérer encore comme existante et obligatoire une union rompue de fait par la séparation d'un des époux ; ou bien asservis à renouer les liens brisés ; à imposer l'union, contre sa volonté, à celui qui s'est séparé. L'un et l'autre sens sont admissibles, probablement l'un et l'autre sont dans la pensée de l'apôtre.

C'est sur cette parole que s'est appuyée l'Eglise évangélique et la législation dans les pays protestants pour autoriser le divorce dans le cas appelé malitiosa desertio, c'est-à-dire l'abandon d'un des époux par l'autre, bien que Jésus-Christ ne l'eût admis que pour cause d'adultère. L'un des cas a été assimilé à l'autre.

Grec : "Dans la paix." Par conséquent (tel est l'argument de l'apôtre) nous devons, autant qu'il dépend de nous, avoir la paix avec tous les hommes ; (Romains 12.18) donc, que la paix soit ici votre règle : la paix ne brisera pas l'union, mais aussi elle ne l'imposera pas à celui qui s'est séparé, pour reformer un mariage dans lequel il n'y aurait certainement point de paix.

7.16 Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ?
  En rapportant cette question à verset 15 seulement, elle devient un argument négatif pour celui des époux qui a été abandonné, de ne pas insister pour une réunion dans laquelle la conversion de l'autre est incertaine.

Mais la plupart des commentateurs et des traducteurs, depuis Chrysostome et Calvin, voulant appliquer ce verset comme un argument positif à la pensée générale de l'apôtre contre la séparation de la partie chrétienne dans le mariage mixte, (verset 12) le paraphrasent plutôt qu'ils ne le traduisent ainsi : "Que sais tu, femme, si tu ne sauveras pas ton mari ? ou que sais-tu, mari, si tu ne sauveras pas ta femme ?" et ils en font un motif pour l'époux chrétien de rester uni à l'infidèle, dans l'espérance de le convertir à Christ. Cela paraît plus conforme à l'ensemble, mais cela fait violence au sens grammatical.

La vérité est que Paul dit : "Tu ne sais ni oui, ni non ; ainsi donc, si la partie païenne veut rester dans l'union, c'est bien ; (verset 12 et suivants) sinon, l'autre n'est point liée." (verset 15)

Quoi qu'il en soit, bien imprudents sont les chrétiens qui, si souvent, ont prétendu trouver dans ce verset un argument pour s'autoriser à contracter un mariage en dehors de la foi, dans l'espoir de gagner à Christ celui ou celle à qui ils veulent s'unir ; les paroles de l'apôtre ne sont pas pour eux, mais contre eux.

7.17 Seulement, que chacun marche selon la condition que le Seigneur lui a donnée en partage, et dans laquelle Dieu l'a appelé. C'est là ce que j'ordonne dans toutes les Eglises.
  Grec : "Sinon (si tu ne le sais pas), que chacun, selon que Dieu lui a fait son partage, chacun, comme le Seigneur l'a appelé, marche ainsi !" Dans toutes les choses extérieures qui ne touchent ni à la foi, ni à la vie de l'âme, que le chrétien soit sans anxiété, et ne se fasse pas un devoir arbitraire d'apporter des changements à sa position.

Qu'il reste dans l'état où Dieu l'a appelé par l'Evangile, se fiant à la puissance intérieure de la vie chrétienne, et ne s'imaginant pas que les difficultés de sa position seront un empêchement à son salut. Par ces mots, l'apôtre confirme le conseil qu'il a donné verset 12 et suivants, sans rétracter la liberté donnée à verset 15. Et, pour compléter et généraliser sa pensée, Paul, dans les versets qui suivent, cite quelques exemples, et se résume verset 24.

Preuve évidente qu'en écrivant l'observation placée en tête de tout cet article, (verset 12) l'apôtre n'avait renoncé ni à son autorité apostolique d'ordonner, ni à son inspiration. (Comparer verset 40, note.)

7.19 Etre circoncis n'est rien ; et être incirconcis n'est rien ; mais l'observation des commandements de Dieu est tout.
  Paul n'a point l'intention de traiter ici de la circoncision ni de l'esclavage, (verset 21) mais il cherche simplement par ces exemples à rendre plus clairs et plus complets les principes qu'il a énoncés relativement au mariage. Dès que l'accomplissement de la loi a eu lieu par Jésus-Christ, (Matthieu 5.17, note) toutes les figures de l'ancienne alliance, qui avaient, pour un temps, une grande importance, deviennent inutiles : telle est la circoncision.

- Ce principe élevé et spirituel n'a pénétré qu'à grand-peine dans l'Eglise chrétienne. (Actes 11.2 et suivants ; Actes 15.1 et suivants)

7.21 As-tu été appelé étant esclave ? ne t'en mets point en peine (mais aussi, si tu peux devenir libre, profites-en ) ;
  Grec : "Mais si même tu peux devenir libre, use plutôt..." de quoi ? de ta servitude ou de ta liberté ?

S'attachant rigoureusement à cette tournure, Chrysostome et, après lui, plusieurs Pères de l'Eglise et plusieurs interprètes modernes ont soutenu que l'apôtre conseillait aux esclaves de rester dans l'esclavage, même s'ils pouvaient légitimement devenir libres.

Ils appuient leur opinion :

1° sur la locution grecque qu'ils traduisent ainsi : "mais si même tu peux devenir libre ;"

2° sur le car du verset suivant, qui paraît motiver le conseil de rester esclaves ;

3° sur l'ensemble de la pensée apostolique, qui est que chacun doit rester dans l'état où il a été appelé.

A quoi l'on peut répondre :

1° que la grammaire n'interdit point de traduire : "mais aussi, si tu peux..."

2° que le car du verset suivant ne doit point motiver le conseil de rester esclave, mais celui de ne point se mettre en peine, si on l'est ;

3° que le verbe final uses-en ou profites-en est plus naturel si on lui donne pour complément la liberté, devenir libre, que si on l'applique à l'esclavage ;

4° que l'ensemble de la pensée n'exclut point cette interprétation, pas plus que l'ordre donné aux époux chrétiens de ne pas se séparer eux-mêmes d'un conjoint païen, n'exclut la liberté de laisser ce dernier se séparer s'il le veut. (versets 12,13 ; comparez verset 15)

Est-il probable, d'ailleurs, et conforme à l'esprit de l'Evangile que l'apôtre voulût conseiller aux esclaves de rester tels, même si on leur donnait la liberté ? C'est bien assez, ce semble, qu'il leur dise de ne pas se mettre en peine de leur état d'oppression. Mais aussi, comme il les relève de cette abjection devant les hommes en leur montrant leur liberté dans le Seigneur ! (verset 22)

Cette liberté spirituelle devait nécessairement amener la liberté extérieure, et l'amènera certainement partout ; mais du dedans au dehors, par la puissance intérieure du levain qui pénètre toute la pâte. Jusque-là, la grande affaire n'était pas pour eux la servitude ou l'affranchissement, mais l'appel du Seigneur, la liberté des enfants de Dieu. Cette pensée rentre dans l'argument général de l'apôtre, elle est conforme à tout l'esprit de l'Evangile, qui ne procède jamais par révolutions, et elle était pour les esclaves la plus précieuse consolation qui pût leur être offerte.

7.22 car l'esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même aussi celui qui a été appelé étant libre, est l'esclave de Christ.
  L'esclave et le libre se rencontrent dans la libre et glorieuse servitude de Christ, qui établit entre eux une égalité infiniment plus profonde que ne l'est l'inégalité extérieure de leurs positions.

Voir sur la vraie liberté Jean 8.36.

7.23 Vous avez été achetés à grand prix ; ne devenez point esclaves des hommes.
  Cette source de la vraie liberté (rachetés à grand prix) a déjà été nommée par l'apôtre. (1Corinthiens 6.20)

Ces derniers mots : Ne devenez point les esclaves des hommes, ne doivent pas s'entendre dans le sens propre, mais spirituel.

En effet, au sens littéral, pour les libres, il n'y avait pas de danger qu'ils voulussent devenir esclaves, et selon le droit romain, cela n'était pas même possible ; et pour les esclaves, ces mots seraient un appel à la révolte, bien opposé à la pensée de l'apôtre, (verset 21) et plus encore de Ephésiens 6.5.

Mais, dans le sens spirituel, adressées aux uns et aux autres, ces belles paroles terminent admirablement l'exhortation de Paul : Quiconque, esclave ou libre, se fait un tourment des difficultés de sa position extérieure, comme si son salut en dépendait, se rend esclave des hommes ; tandis que le Seigneur, en rachetant les âmes, a transformé en liberté la servitude même de l'esclave.

Du reste, il va sans dire qu'une parole absolue et profonde comme l'est celle-ci, a une portée bien plus étendue encore, et est susceptible des applications les plus diverses.

7.24 Frères, que chacun demeure devant Dieu dans l'état dans lequel il a été appelé.
  Troisième répétition de ce sage principe appliqué par l'apôtre au mariage, (verset 17) à la circoncision, (verset 20) à l'esclavage, (verset 24) et pouvant ainsi être approprié à toutes les situations.

Ces mots : devant Dieu, ou plutôt auprès de Dieu, qui a appelé dans ces états divers, détournent la pensée de toute opinion humaine sur la valeur respective de ces positions, et l'élèvent jusqu'à Dieu, qui les a faites, qui seul les sanctifie, et qui a tous les moyens d'en adoucir les amertumes, d'en écarter les dangers, de les faire concourir au bonheur éternel de ses enfants.

Ce qui ne veut point dire que l'apôtre entende fixer irrévocablement chaque chrétien dans sa position extérieure ; il enseigne seulement que cette position importe peu à la vie chrétienne, laquelle ne vient point bouleverser les rapports sociaux, mais plutôt les sanctifier en procédant du dedans au dehors. Elle réserve toujours la liberté individuelle, car elle est la liberté même.